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Dr Salem Ben Mohamed Al-Malik : Une diplomatie intellectuelle qui guide l’ICESCO vers de nouveaux horizons

Quand le leadership devient une pensée influente, et non un simple titre

Par : Bassam Aouda

Traduction : Maha Amraoui

La visite du Dr Salem Ben Mohamed Al-Malik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en Tunisie, n’était pas une simple escale officielle dans un agenda chargé de réunions et de conférences. Elle a constitué une incarnation vivante de ce qu’une personnalité dirigeante éclairée peut accomplir lorsqu’elle prend la barre d’une institution islamique prestigieuse en ces temps de grands défis et mutations.

Depuis sa prise de fonctions à la tête de l’ICESCO, Dr Al-Malik a redéfini le rôle de l’organisation, non comme un simple cadre bureaucratique de coopération islamique, mais comme une plateforme stratégique visant à reconstruire la conscience culturelle et cognitive dans les sociétés musulmanes. Il y réussit grâce à un équilibre rare entre la préservation de l’identité et l’ouverture sur la modernité.

À Tunis, où il a rencontré le Président Kaïs Saïed, la ministre de la Culture Amel Saïed (Amna Sarrafi), ainsi que l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite, Dr Abdulaziz Ben Ali Al-Saqr, sa présence fut remarquée – non seulement par les initiatives qu’il a proposées, mais aussi par une personnalité capable d’écouter avec intelligence, de parler avec assurance, et de transformer des idées en politiques concrètes et réalisables.

Dr Al-Malik n’est pas de ceux qui se contentent de généralités. C’est un homme de concepts précis, qui considère la culture comme une “puissance douce” dotée d’une fonction stratégique, et l’éducation comme un “chemin à long terme pour construire l’humain”. Sa présence sur la scène arabo-islamique rivalise aujourd’hui avec celle de l’organisation elle-même, voire la dépasse parfois, car il a su faire de sa personne l’extension d’un grand projet institutionnel, et non d’une simple fonction.

Ce qui frappe dans son approche, c’est qu’il ne parle pas de « renaissance » comme d’un slogan vide, mais comme d’une responsabilité réelle. C’est ce qu’ont reflété ses rencontres en Tunisie, où il ne s’est pas contenté de mettre en avant les réalisations de l’ICESCO, mais s’est montré attentif aux besoins des partenaires locaux, tout en proposant des programmes à véritable vocation développementale. Ce type de présence « diplomatique intellectuelle » est précisément ce dont les institutions arabes et islamiques ont besoin en cette époque de fractures culturelles et de divisions idéologiques.

De plus, sa relation avec l’ambassadeur Abdulaziz Al-Saqr, connu pour son rôle central dans le soutien à la coopération culturelle entre le Royaume et la Tunisie, reflète un niveau de coordination mature entre les institutions et les figures saoudiennes influentes. La vision est commune : faire de la culture un pilier essentiel de la construction d’un avenir partagé.

L’expérience de leadership du Dr Salem Ben Mohamed Al-Malik prouve que les institutions et organisations arabes et islamiques peuvent retrouver leur rôle historique lorsqu’elles sont dirigées par une pensée stratégique et une conscience humaniste. C’est pourquoi soutenir cette orientation, en renforçant les prérogatives de l’organisation, en élargissant ses partenariats et en la dotant des moyens nécessaires tant sur le plan matériel que moral, n’est plus un choix, mais une nécessité civilisationnelle dans un monde secoué par les mutations culturelles, économiques, et numériques.

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